avec Danièle Lebrun, Élizabeth Mazev, Clotilde Mollet, Hervé Pierre de la Comédie Française, Bruno Wolkowitch

AU NOUVEAU THÉÂTRE
LUNDI 15
19H00
MARDI 16 20H30
MERCREDI 17
19H00
JEUDI 18 19H00
VENDREDI 19
20H30
Rencontre avec l’équipe artistique du spectacle
mercredi 17 à l’issue de la représentation

Les règles du savoir-vivre dans la société moderne
en savoir +
Colloque "Traduire Lagarce : langue, culture, imaginaire" en savoir +
Concentré de vie et de théâtre
Louis a trente-quatre ans et revient dans sa famille, en province, avec l’intention de « dire, seulement dire sa mort prochaine ». Il y a longtemps qu’il n’est pas venu, il n’a pas vu ses neveux grandir, il est attendu, très attendu. Les retrouvailles avec sa mère, son frère Antoine, sa belle-soeur
Catherine et sa soeur Suzanne sont rythmées tant par les déclarations que par les silences. Les souvenirs affleurent avec pudeur, les incompréhensions s’expriment en demi-teinte, rien n’est vraiment dit. Cette difficulté à s’exprimer, les malaises nés de certains silences, ne sont au fond que des gués par lesquels il faut bien passer pour se dire l’amour que l’on se porte… Finalement, celui qui était venu pour annoncer sa mort va surtout écouter et repartir sans avoir rien dit, juste conscient désormais de la vie des siens. Des vies à mille lieues de ce que celui qui était parti conquérir le monde pouvait ne serait-ce qu’imaginer.
Juste la fin du monde est une pièce qui se joue du temps et de l’espace — elle se déroule, dit Lagarce dans la première didascalie « un dimanche, évidemment ou encore près d’une année durant » — et s’offre aux acteurs comme une formidable machine à faire du théâtre. La mise en scène de François Berreur s’annonce comme la suite et fin du triptyque Le Rêve de la veille
(Music-HallLe BainLe Voyage à La Haye) créé en 2001 avec Hervé Pierre, qui ici interprète le rôle de Louis.

Metteur en scène et auteur, Jean-Luc Lagarce est une figure majeure du théâtre contemporain. Peu joué de son vivant, son théâtre est aujourd’hui reconnu mondialement et très largement mis en scène. Ses pièces sont toutes publiées aux Solitaires Intempestifs, maison qu’il a créée. Proche collaborateur de Jean-Luc Lagarce au temps du Théâtre de la Roulotte, François Berreur est acteur et metteur en scène. Il est aussi directeur littéraire des éditions Les Solitaires Intempestifs.

lumière Joël Hourbeigt assisté de Bernard Guyollot | musique Christian Girardot | chorégraphie Cécile Bon | scénographie Alexandre De Dardel assisté de Loraine Djidi |costumes Nathy Polak régie générale Romuald Boissenin |régie son Michel « Jason» Richard | production déléguée
MC2 : Grenoble| coproduction Cie Les Intempestifs, Maison de la Culture de Bourges, L’Hippodrome Scène Nationale de Douai, La Coursive Scène Nationale de La Rochelle | texte publié aux éditions Les Solitaires Intempestifs